J18 – Tokyo & Paris

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J’y tiens à ce 18e jour. J’y tiens car il a commencé à Tokyo, et que les 12-13h passées dans l’avion de la JAL, c’était comme au Japon, ça reste une partie du voyage. Donc j’y tiens.

Donc voilà, il a rapidement été temps d’embarquer. L’avion est bien rempli, encore une fois nous sommes quasiment les seuls français, que des japonais. Je suis triste pour eux, quitter un si beau pays pour aller à Paris voir du gris et du sale, quelle idée !

Le temps de vol est d’une heure de plus qu’à l’aller, comme toujours dans ce sens est-ouest. Mais encore une fois, ça passera assez vite… Quelques films, je découvrirai également quelques chansons de J-Pop sympa dans le logiciel embarqué. Les repas ne seront pas terribles par contre, mais c’est marrant, la dernière fois que j’avais été en Asie, c’était pareil: vers l’Asie, repas super bon aux saveurs asiatiques, vers la France, repas pas top top. Là on a eu un genre de croque monsieur et un petit déjeuner bizarre. Je sais pas si la gastronomie française est supposée être chouette, mais en tout cas les compagnies aériennes rendent beaucoup mieux la gastronomie asiatique !

Après un vol sans problèmes, il est malheureusement temps d’atterir à Roissy… En attendant de sortir de l’avion, les hôtesses nous demandent avec un grand sourire si on a passé un bon vol, si on a bien dormi… Je laisse Mathieu répondre à cette dernière question, comme je ne dors pas en avion. Alors il répond qu’il a bien dormi, l’hôtesse lui répond avec un super sourire que ça lui fait très plaisir d’entendre ça. Et je crois que c’est là que je me suis rendue compte que les « arigatou gozaimasu » que j’entendais résonner à l’avant de l’avion seraient mes derniers, et qu’une fois sortie, il n’y aurait personne pour m’accueillir avec un grand sourire et un « hirasshaimase ».

Et là, tout a été très dur. Arriver dans l’aéroport mal foutu à 6h30 du matin avec 4 autres avions MAIS 2 guichets ouverts côté passeports Européens (et je ne parle pas de nos amis Japonais pour qui la file d’attente était bien plus longue). Attendre 15-20mn avant de montrer nos passeports à un policier peu chaleureux (bon ça encore, on est pas les seuls à pas être accueillants). Aller enlever ses collants de contention dans des toilettes où le sol est trempé et sale, et où on doit donc se changer en équilibre. Quand on est arrivés aux bagages, aucun de nos co-voyageurs japonais n’était là, nous étions les premiers. Les bagages tournaient déjà sur le carroussel (avantage des 20mn d’attente ?), mais eux devaient encore être coincés à l’immigration.

Les rares escalators qui quand ils fonctionnent ont une barre en plein milieu pour que ce soit bien pratique de passer avec une valise… Les couloirs gris et sales… Le RER B, bien bien glauque… Sortir du RER B, où bien sur personne ne va bouger ses fesses de 3 cm pour que tu puisses passer avec ta grosse valise (alors qu’il était tôt, il n’y avait pas vraiment de monde). L’enchaînement original de 4 marches qui montent, un peu de plat, 4 marches qui descendent, un peu de plat, 4 marches qui descendent, etc, très drôle avec des valises ! Quand on arrive chez soi, on a l’impression d’avoir réussi un parcours de l’aventurier. Et encore, on habite dans Paris…

Voilà, ensuite journée sieste, courses, tri de tout ce qui se trouve dans nos sacs… Mais le choc du retour au Japon n’a pas duré qu’une journée. Pendant 2 semaines, j’étais dans un autre monde, complètement zen et ailleurs. Je crois que mon cerveau est resté là-bas plus longtemps que mon corps. Puis le choc est bien arrivé, bien violemment, et à l’heure où j’écris ces lignes, bien que cela fasse bientôt deux mois que nous sommes rentrés, c’est toujours dur de se rendre compte de la vie parisienne.

Ceci est donc la fin du récit de notre voyage. Je ne vais pas m’attarder plus que ça, mais je vais plutôt préparer une sorte de « bilan » que je posterai dans les prochains jours.

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